Congés parental. Je pense que si on m’avait dit il y a quelques années que je prendrai un congés parental, j’aurai bien rit! Rester toute la journée à la maison, à s’occuper des enfants et de la maison n’était pas quelque chose qui me faisait envie.

Pourtant, à la naissance de Susie, j’ai eu ce besoin de m’arrêter pour profiter. Profiter d’eux, profiter d’avoir le temps, profiter de ne plus avoir de contraintes. Entre la peur de ne pas réussir à gérer deux enfants et l’envie d’être là pour la première année de vie de ma fille et celle d’école pour mon fils, j’ai fais le choix de ne pas reprendre le travail à la fin de mon congés maternité pour être disponible à 100% pour mes enfants.

Si je me retourne pour regarder en arrière, je suis heureuse de l’avoir fait. Je ne regrette absolument rien même si aujourd’hui je suis sereine à l’idée reprendre le travail et à les laisser. A 3 mois de ma reprise, je ne suis pas dans le doute à me demander si je prolonge ou pas mon congés.

Je sais qu’il est temps pour eux et pour moi de reprendre  » le cours normal  » de notre vie. Parce que même si je suis heureuse de l’année que nous avons passé, il est temps pour eux et pour moi de se séparer.

Ma fille va bientôt souffler sa première bougie et je suis attachée au fait qu’elle passe du temps avec d’autres enfants, grandisse avec d’autres adultes, découvre pleins d’autres choses sans moi. Je sais qu’entre elle et moi le cordon n’a pas vraiment été coupé. Je ne passe pas mes journées à la câliner comme un nourrisson, elle vit sa vie tranquillement la journée,  mais chaque petite séparation n’est pas évidente. Du coup, aller en crèche, découvrir un autre monde sans sa maman lui fera du bien.

Et puis reprendre le travail permettra aussi à mon fils de retrouver un équilibre  » maman/papa  » dans les tâches du quotidien. Je ne me doutais pas de ça quand j’ai pris la décision de ne pas reprendre le travail mais en restant à la maison, disponible du matin jusqu’au soir pour mes enfants, Basile a assimiler maman = seule personne à qui faut demander quand on veut quelque chose. A force d’être entièrement disponible, quand mon fils a besoin de quelque chose, que ce soit le soir ou le weekend, c’est automatiquement maman. C’est comme si son père avait disparu de la circulation! Mélanger le yaourt? Maman. L’histoire du soir? Maman, Attraper les légos? Maman. etc.

Et puis il est temps aussi pour moi de ne plus rester à la maison et de me retrouver. Parce que le  » danger  » quand tu es parent au foyer, à mes yeux, est de s’oublier. A force de s’occuper exclusivement d’eux, j’oublie de m’occuper de moi. On oublie souvent que l’on est autre chose qu’une maman. Du moins moi, j’ai oublié que je n’étais pas uniquement que ça.

Et si je suis sereine à l’approche de la reprise, c’est parce que mon congés n’a été ni trop court, ni trop long. Il a été assez long pour que je puisse profiter d’eux, pour que je puisse passer du temps avec ma fille mais un an me permet aussi de ne pas trop me sentir enfermer dans ce rôle et me perdre. Je pense que la durée a été parfaite pour moi.

Même si je vis bien la fin de mon congés parental, je profite à fond de cette chance de pouvoir avoir le temps pour m’occuper d’eux.

J’ai aimé cette année sans pression, où je n’ai pas couru après le temps. Une année sans devoir être partout à la fois. Sans culpabiliser vis à vis de mes responsables si mes enfants étaient malades ou si la maîtresse était absente.

On a pris notre temps le matin. Avoir juste un enfant à préparer, ça enlève pas mal de stress. On a pris notre temps le soir en rentrant de l’école. Pas besoin de se dépêcher pour vite rentrer à la maison et enchaîner le fameux 17/20 heures. Quand on rentre on traîne un peu. Basile monte sur toutes les murettes qu’il croise, on s’arrête regarder le moindre morceau d’herbe ou la moindre petite fourmis qui traîne. Les tâches du quotidien sont moins vues comme une corvée puisque après il nous restera quand même du temps pour faire autre chose. Pouvoir me rendre à chaque événement organisé par l’école, pouvoir prendre des rendez – vous à n’importe quel moment de la journée est un vrai luxe.

Et quand je reprendrais le travail, je veux garder ça : prendre le temps de et ne pas courir après le temps. Même si les journées défileront à une vitesse folle, je veux continuer à rentrer de l’école tranquillement sans penser aux tonnes de choses à faire qui m’attendent.

 

 

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